From “Cœurs, comme livres d’amour” [“Nous passons,—des volées d’oies blanches”]
Nous passons,—des volées d’oies blanches
égrènent les saisons, au-dessus de nous
quelques feuilles rouge et ocre
halètent au bout des branches, cèdent
bientôt nous frôlent, bientôt s’entassent
à nos pieds, tout retourne au vent
qui s’acharne contre ta voix.
Ces jours reviendront, le jardin ne peut fleurir
sans l’ondée qui l’assaille
et s’endort, paisible
l’enfant au milieu de ses larmes.
Notes:
© Éditions de l’Hexagone, 2012.


